Des femmes au bagne de Guyane : 1859, le premier convoi

Le 28 décembre 1858, le bateau-prison La Loire quitte Brest. Il emporte les 36 premières femmes métropolitaines qui iront purger leurs peines au bagne de Saint-Laurent du Maroni. Il est important de préciser métropolitaines car depuis 1852 des condamnées martiniquaises et guadeloupéennes ont été envoyées au bagne de Guyane. Des femmes libres vivent aussi en Guyane, ce sont des épouses de transportées, de commerçants, d’exploitants agricoles ou miniers, de membres du personnel pénitencier et des religieuses.

Coloniser la Guyane

L’ambition de Napoléon III est de développer la Guyane par le biais d’une « colonisation pénale », sur le modèle mis en place par la Grande-Bretagne en Australie. La loi du 20 mai 1854, dite de la transportation, permet donc de débarrasser la métropole des forçats, fermer les bagnes de Brest, de Toulon et de Rochefort et fournir une main-d’œuvre bon marché. Pour les obliger à s’installer en Guyane, les condamnés à plus 8 ans de travaux forcés doivent demeurer sur place une fois leur peine accomplie. De petites concessions rurales de un à trois hectares leur sont allouées pour assurer leur subsistance. Si les résultats sont satisfaisants, ils en deviennent définitivement propriétaires. Mais pour véritablement coloniser le territoire, il faut des familles, des enfants… et donc des femmes, des ventres.

Ce premier convoi emmène donc en Guyane des futures épouses aux bagnards. Toutes ont eu le choix : purger leurs peines dans une prison en France ou rejoindre le bagne colonial où l’administration pénitentiaire leur promet une vie meilleure, un mari, des enfants, une terre… Elles sont toutes volontaires, certains des dossiers indiquent d’ailleurs leurs motivations : « elle a espoir d’un avenir meilleur qu’elle s’efforce de mériter par son travail et sa bonne conduite ».

La vie au bagne

Les sœurs de la congrégation de Saint-Joseph de Cluny, présentes depuis 1828 en Guyane, furent chargées de la surveillance des bagnardes. Lorsque les femmes du premier convoi arrivent, en janvier 1859, rien n’a été prévu pour les accueillir. Elles s’entassent alors dans un modeste bâtiment baptisé « couvent pénitentiaire ». Les conditions de vie y sont particulièrement difficiles : les sœurs paient sur leurs propres deniers la nourriture des condamnées, les bâtiments sont spartiates, il faut supporter le climat tropical, les maladies… Enfermées et en silence, au rythme des prières, elles cousent les uniformes des forçats, effectuent les corvées nécessaires à la vie collective… et ne sont autorisées à sortir que pour entretenir le potager du couvent et aller à la messe.

Après une période d’observation de quelques mois, les sœurs sélectionnent les femmes les plus aptes à la procréation et au travail et les proposent au mariage. Les bagnards libérés ayant obtenu l’autorisation administrative de se marier sont alors « invités à rencontrer » les candidates afin de choisir leurs futures conjointes. Les sœurs émettent un avis sur les couples ainsi formés et le Gouverneur autorise ou non l’union.

Dessin Edouard Riou vers 1862
Source : Université des Antilles et de la Guyane

Une fois mariées, elles rejoignent leur époux et exploitent avec lui le lopin de terre qui lui a été attribué. Sur des terres souvent de mauvaise qualité, sans outils et parfois sans connaissance des techniques agricoles, la vie est difficile. L’administration accorde d’ailleurs régulièrement des rations de vivre aux familles pour éviter qu’elles ne meurent de faim. Quant aux relations entre les époux, elles sont très aléatoires. Les couples ne s’entendent pas toujours, les violences conjugales sont courantes, certains maris prostituent leurs femmes… Dans ces conditions, rares sont les enfants qui atteignent l’âge adulte et l’espérance de vie n’est que d’environ 40 ans.

Sur les 2 000 femmes condamnées au bagne entre 1859 et 1914, 387 firent le choix de venir en Guyane. 519 autres y furent envoyées de force par la loi du 27 mai 1885 sur la relégation des récidivistes. Elles n’ont laissé quasiment aucune descendance en Guyane.

Portraits des 36 femmes du premier convoi

Le convoi de 1859 en quelques chiffres :

  • Age moyen à l’arrivée en Guyane : 28 ans. 24 femmes ont moins de 30 ans dont 10 moins de 25 ans
  • Age moyen au décès : 38 ans. Seules 7 ou 8 ont atteint la soixantaine ou plus
  • Espérance de vie en Guyane : 10 ans. 14 femmes, soit plus d’un tiers, sont décédées au cours des deux premières années sur place
  • Mariage : 21 soit toutes les survivantes. Seule Clémentine Prost de Saint Léger, au profil atypique, est restée célibataire.
  • Temps moyen passé en prison avant le transport en Guyane : 3 ans
  • Motifs de condamnation :  Infanticide : 17 (soit la moitié des condamnées). Homicide et complicité d’homicide : 9. Incendie volontaire : 3. Autres (vols, escroquerie, mœurs…) : 4

(par ordre alphabétique)

ALAMONE ou ALAMOMME Célina Reine, matricule n°34, née en Essonne en 1829, marchande de poissons. Condamnée en 1855 pour tentative d’homicide sur sa fille, 10 ans de travaux forcés. Elle se marie en 1860 avec Théodore Choisy, ils auront de nombreux enfants dont Laurent, premier enfant né d’une union entre bagnards en Guyane. Elle décède le 1er avril 1888 à Saint-Laurent du Maroni à 59 ans.

ANDREANI Toussainte, matricule n°25, née en Corse en 1831, bergère. Condamnée en 1858 pour complicité de meurtre avec préméditation aux travaux forcés à perpétuité. Elle épouse Pierre Philippe Neveu en 1861. Sa trace se perd ensuite.

BAY Anne Marie, matricule n°23, née en Haute Loire en 1827, dentellière. Condamnée en 1858 à 12 ans de travaux forcés pour infanticide. Promise à Théodore Choisy, elle meurt avant le mariage le 21 janvier 1860 à Saint-Laurent du Maroni à 33 ans. Théodore épousera Célina Alamomme, matricule n°34.

BERNICHON Antoinette, matricule n°26, née en 1831 dans la Loire. Elle est condamnée à 15 ans de travaux forcés pour avoir empoissonné son mari en 1856. Elle épouse en 1860 Louis Maurice Barbé avec qui elle aura plusieurs enfants. Elle sera assassinée le 9 décembre 1866 par un autre bagnard, Jean Falconetti, qui sera exécuté pour ce meurtre. Elle avait 34 ans.

BRILLANT Marie Pauline, matricule n°12, née dans les Ardennes en 1833, tisseuse de draps. Condamnée en 1855 à 15 ans de travaux forcés pour avoir tué son mari. Promise à Jean Grosjean, ce dernier décède en octobre 1859. Elle se marie en 1860 avec François Louis Rolland et aura une fille en 1861. Veuve, elle se remarie en 1862 à François Joseph Saisset. Elle décède à Saint-Laurent du Maroni le 12 janvier 1874 à 41 ans.

CHASSAGNE Anne, matricule n°13, née en 1830 dans l’Allier, journalière. Condamnée en 1855 pour infanticide à 10 ans de travaux forcés. Elle se marie en 1860 avec Jean Derain et meurt le 8 mai 1862 à Saint-Laurent du Maroni à 32 ans.

CLERTEAU Marie Louise, matricule n°39, née en 1824 en Vendée, domestique. Condamnée en 1852 aux travaux forcés à perpétuité pour infanticide. Elle décède à Saint-Laurent du Maroni le 21 décembre 1859 à 35 ans.

COUNORD ou CONNORD Isabeau ou Babeau, matricule n°40, née en 1826 en Dordogne, cultivatrice. Elle est condamnée en 1857 aux travaux forcés à perpétuité pour avoir empoisonnée son mari. Elle épouse en 1860 Louis Jourdain dont elle aura des enfants puis, devenu veuve, Abel Barjou en 1872. La date de décès d’Isabeau est inconnue.

DENIGOT Marie, matricule n°19, née en 1839 en Loire Atlantique, domestique. Condamnée à 8 ans de travaux forcés en 1857 pour infanticide. La « légèreté » de sa peine s’explique : son employeur, et probable père de l’enfant, l’a obligé à le faire disparaître. Lui, sera condamné à perpétuité. Elle se marie en 1860 avec Joseph Lematillon. Puis, devenue veuve, en 1869 avec Louis Pioche. Marie est probablement décédée après 1906, ce qui ferait d’elle la dernière survivante du convoi.

ENGEL Elisabeth, matricule n°35, née en 1839 dans le Bas Rhin, domestique. Condamnée en 1856 aux travaux forcés à perpétuité pour infanticide. Elle épouse en 1861 Auguste Vigouroux dont elle aura au moins deux enfants. Elle meurt le 18 février 1870 à Saint-Laurent du Maroni à 31 ans.

GAROS Magdeleine, matricule n°10, née en 1829 dans les Basses-Pyrénées. Condamnée aux travaux forcés à perpétuité en 1854 pour vol avec violence et recel. Elle se marie en 1860 avec Victor Jean Baptiste Leprince. Elle est signalée comme évadée en 1870 mais sera reprise car elle décède le 22 août 1888 à Saint-Laurent du Maroni à 59 ans.

GAUCHEZ Louise Zoé, matricule n°14, née en 1833 dans l’Aube, domestique. Condamnée aux travaux forcés à perpétuité en 1853 pour avoir incendié des bâtiments habités. Elle se marie en 1860 avec Charles Brouard dont elle aura un fils Victor en 1862. Veuve, elle se remarie avec Jean Baptiste Caffot en 1869. Elle décède le 23 avril 1892 à Saint-Laurent du Maroni à 59 ans.

GAYON Marie, matricule n°38, née en 1829 dans le Cher, domestique. Condamnée en 1856 pour empoisonnement de son enfant aux travaux forcés à perpétuité. Elle décède le 20 août 1859 à Saint-Laurent du Maroni à 30 ans.

GOUILLY Henriette, matricule n°8, née en 1820 dans la Marne, domestique, condamnée en 1855 à 20 ans de travaux forcés pour infanticide. Elle décède le 19 septembre 1859 à Saint-Laurent du Maroni à 39 ans.

GROS Marie, matricule n°21, née dans la Loire en 1829, couturière. Elle est condamnée en 1856 aux travaux forcés à perpétuité pour complicité du viol de sa fille de 6 ans. Le violeur sera aussi envoyé à Saint-Laurent du Maroni, où elle le croisât certainement. Promise à Pierre Rideau, celui-ci meurt quelques jours après l’autorisation de mariage. Elle épouse donc en 1860 Louis Alexis Gardy. Elle meurt le 21 octobre 1864 à Saint-Laurent du Maroni à 35 ans. Gardy, condamné pour la révolte de Bédarieux en 1851, sera amnistié en 1870 et rentrera en France l’année suivante.

GUIDICELLI Angèle Catherine, matricule n°30, née en 1821 en Corse. En 1846, elle est condamnée avec sa mère et son amant aux travaux forcés à perpétuité pour complicité d’assassinat de son mari, un pauvre hère instrumentalisé et dépouillé de ses biens par la famille de son épouse. L’affaire fera les gros titres des journaux à l’occasion du procès. Son amant arrivera au bagne de Cayenne en 1853 et s’évadera en 1868. Catherine fera venir sa mère en 1863 à Saint-Laurent du Maroni. Elle se marie en 1860 avec Jean François Yvon. Sa date de décès est inconnue.

LANGE Augustine, matricule n°37, fait l’objet d’un article détaillé sur ce blog.

LAPEYRE Igonie, matricule n°28, née en 1832 en Aveyron, journalière. Condamnée en 1856 pour infanticide aux travaux forcés à perpétuité. Elle épouse en 1860 Jean Lacaze avec qui elle aura au moins deux enfants. Elle décède le 12 janvier 1868 à Saint-Laurent du Maroni à 36 ans.

LAROCHE Marie Sophie, matricule n°9, née en 1820 dans l’Yonne, manœuvrière, condamnée en 1853 à 20 ans de travaux forcés pour infanticide. Elle se marie en 1860 avec Joseph Alexis Brunois, ils auront quatre enfants au moins. Veuve, elle se remarie en 1874 avec Cyprien Léon Durotois. Elle décède le 20 septembre 1891 à Saint-Laurent du Maroni à 62 ans.

LAUNIER Louise, matricule n°33, née en Saône et Loire en 1830, couturière. Condamnée en 1856 pour incendie volontaire et vols à 12 ans de travaux forcés. Elle meurt le 25 septembre 1859 à Saint-Laurent du Maroni à 29 ans.

LE BOEDEC Marie Louise, matricule n°17, née en 1833 dans le Morbihan, cultivatrice. Condamnée en 1856 à 8 ans de travaux forcés pour infanticide. Elle épouse le 23 octobre 1859 Dominique Albert, cette union sera le premier mariage entre bagnards de Guyane. Le couple aura au moins trois enfants et deviendra en 1862, ayant purgé leurs peines, propriétaires des terrains qui leur avait été concédés. Marie Louise décède le 19 février 1867 à Saint-Laurent du Maroni à 34 ans.

LE GOUGUEC Marie Perrine, matricule n°18, née en 1838 dans le Morbihan, domestique. Condamnée en 1857 à 15 ans de travaux forcés pour infanticide. Elle meurt le 8 juillet 1859 à Saint-Laurent du Maroni, à l’âge de 21 ans.

LEGUEUL Thérèse, matricule n°36, née en 1829 dans le Loiret, domestique de ferme. Condamnée en 1858 à 8 ans de travaux forcés pour infanticide. Elle décède le 16 juin 1859 à Saint-Laurent du Maroni à 30 ans.

LEPARCHEMINAL Marie Louise, matricule n°16, née en 1827 dans le Finistère, domestique. Condamnée en 1855 aux travaux forcés à perpétuité pour homicide volontaire. Elle se marie en 1860 avec Jean Louis Thézard et meurt le 17 avril 1861 à Saint-Laurent du Maroni à 34 ans.

MADEC Marie Françoise, matricule n°20, née en 1836 dans le Finistère, marchande de beurre. Condamnée en 1858 pour faux en écriture et escroquerie à 7 ans de travaux forcés. Elle se marie en 1860 avec François Goasguen, qui s’évade en 1865. Elle décède à Saint-Laurent du Maroni le 25 février 1868 à 32 ans.

MONIER Flavie Félicité Henriette, matricule n°31, née en 1836 dans l’Oise, domestique. Condamnée en 1857 aux travaux forcés à perpétuité pour infanticide. Elle épouse en 1860 Joseph Gourdon dont elle aura plusieurs enfants. A partir de 1863, Flavie travaille comme infirmière à l’hôpital des femmes de Saint-Laurent, tenu par les sœurs de Saint-Paul de Chartres. Elle décède le 30 décembre 1878 à Saint-Laurent du Maroni à 42 ans.

NOURRISSIER Marie, matricule n°11, née en 1832 dans le Cher. Elle est jugée en 1853 pour avoir assassiné son mari avec l’aide de son amant, elle est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Elle se marie en 1860 avec François Régnier et aura quatre enfants au moins. Elle meurt le 23 février 1897 à Saint-Laurent du Maroni à 65 ans.

PAUTY Cécile, matricule n°29, née en 1828 en Aveyron. Condamné aux travaux forcés à perpétuité pour infanticide en 1858. Ces multiples tentatives pour faire disparaître l’enfant ne lui ont pas permis d’obtenir la clémence du jury. Elle se marie en 1860 avec Jean Laurent dont elle aura au moins deux fils. Cécile meurt le 4 juillet 1868 à Saint-Laurent du Maroni à 40 ans. Son mari rentrera en France en 1872 après avoir purgé sa peine. Aucune trace des enfants : sont-ils décédés ou rentrés en France avec leur père ?

PROST DE SAINT LEGER Clémentine Augustine, matricule n°27, née en 1810 dans le Jura, directrice d’un pensionnat de jeunes filles. En 1846, Clémentine a été condamnée à 20 ans de travaux forcés pour avoir tenté d’empoisonner la fiancée de l’homme qu’elle convoitait. Son profil est très atypique : elle a presque 20 ans de plus que les autres condamnées, est éduquée, a passé quelques années au couvent et est issue d’un milieu petit bourgeois. Trop âgée pour être mariée, l’administration pénitentiaire a certainement accepté son transfert en Guyane au vu de ses compétences. Elle travaillera à l’école de Saint-Laurent du Maroni jusqu’à au moins 1867.

PROUTEAU Marie, matricule n°43, née en 1828 dans le Cher, domestique. Condamnée en 1853 pour vols et incendie à 15 ans de travaux forcés. Elle meurt le 2 septembre 1859 à Saint-Laurent du Maroni à 31 ans.

QUELARD Jacquette, matricule n°15, née en 1834 dans le Morbihan, domestique de ferme. Condamnée en 1854 aux travaux forcés à perpétuité pour infanticide. Elle meurt à 25 ans, le 20 août 1859 à Saint-Laurent du Maroni.

ROCHE Marie, matricule n°22, née en 1830 en Ardèche. Condamnée en 1857 pour infanticide à 5 ans de travaux forcés. Condamnée avec circonstances atténuantes compte tenu de sa situation familiale très précaire, de sa détresse psychologique et des sincères regrets exprimés. Marie décède le 5 octobre 1859 à Saint-Laurent du Maroni à 29 ans.

SALLES Marie, matricule n°24, née en 1828 dans l’Ariège, domestique. Condamnée à 20 ans de travaux forcés en 1857 pour avoir assassiné la femme de son amant avec l’aide de celui-ci. A son arrivée en Guyane, elle est promise à Jean François Yvon mais décède le 10 juin 1860 avant le mariage. Jean François Yvon épousera en juillet 1860 Angèle Guidicelli, matricule n°30. Marie Salles avait 32 ans.

TEXIER Marie, matricule n°41, née en Charente en 1828. Condamnée en 1850 aux travaux forcés à perpétuité pour avoir empoisonné son mari. Elle décède le 27 avril 1859 à Saint-Laurent du Maroni à 31 ans.

THOMAS Héloïse Onésime, matricule n°32, née en 1830 en Seine Maritime, tisserande. Son dossier étant absent des archives seule sa date de condamnation, 1852, est connue. Elle est décédée  le 17 juin 1859 à Saint-Laurent du Maroni à 29 ans.

VERDURE Marie Louise Augustine, matricule n°42, née en 1840 en Eure et Loire, domestique. Son dossier a disparu, nous savons juste qu’elle a été condamnée en 1857 et qu’elle est décédée le 5 octobre 1859 à Saint-Laurent du Maroni. Marie avait à peine 19 ans.

Les dossiers des condamnés et relégués au bagne sont consultables sur le site des Archives d’Outre-Mer d’Aix en Provence. Les éléments sur les procès et les condamnations ont été trouvés dans la presse locale sur le site RetroNews.

Pour aller plus loin :